Interventions désinclusives

« je suis professeur, pas psychiatre »

Quand l’étymologie dit tout : « inclusif »

« L’écriture “inclusive”, empreinte d’une louable intention, est une fâcheuse erreur »

Vive la Présidente de l’Université de Limoges !

Note juridique sur la «Charte des signatures des publications Université de Paris»

Si elle avait une valeur juridique, cette « Charte » se situerait au plus bas degré de la hiérarchie des normes. Or, il s’avère que ladite « Charte » viole tous les niveaux de cette « pyramide normative ». En préambule et à toutes fins utiles, rappelons que la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) aLire la suite « Note juridique sur la «Charte des signatures des publications Université de Paris» »

À tous les anciens militants recyclés dans les journaux « progressistes » et ligues de vertu associatives et syndicales, je dédie cette sentence de Marc Bloch, L’étrange défaite. Examen de conscience d’un Français, 1940

« Ces transfuges avaient rejeté, comme un incommode déguisement, toute apparence des ardeurs révolutionnaires anciennes. Mais de leur passage dans les sectes dont ils s’étaient fait un utile tremplin, ils gardaient du moins une indélébile empreinte. Ils y avaient perdu le sens des valeurs nationales et ne devaient plus jamais le retrouver. »

Sur la « cancel culture » et l’islamo-gauchisme à l’Université : encore une mauvaise blague d’un « collégien de France »

Comme chacun sait le Collège de France a été créé par François Ier pour contrecarrer la Sorbonne. Depuis lors, la science a fait de grands progrès. Pour en rester aux années récentes, rappelons que Roland Barthes en 1977, dans sa leçon inaugurale au Collège de France, apprenait au peuple tout ébaudi que la langue « est tout simplement fasciste ». Ce n’était pas rien quand même. En 1979, c’est le philosophe Michel Foucault qui du haut de sa chaire sur l’Histoire des systèmes de pensée nous appelait à soutenir la révolution iranienne, l’ayatollah Khomeyni et l’instauration d’un gouvernement de mollahs. Il voyait loin. En 2012, le juriste Alain Supiot fut élu pour occuper la chaire État social et mondialisation : analyse juridique des solidarités. C’était une récompense bien méritée : au moment où les dépenses publiques sociales des États européens étaient les plus élevées de leur histoire, Supiot publiait un brillant essai qui expliquait que l’Union européenne organisait la « privatisation des États providence ». Il fallait oser. Mieux : Supiot vantait les mérites des mutuelles, ces organismes privés qui financent opportunément quelques instituts d’études en sciences sociales, mais ont aussi pour pratique de fixer leurs tarifs en fonction de l’âge des personnes. C’était courageux. Les vieux pauvres auraient pu mal le prendre. En 2015 ce fut l’élection du médiéviste Patrick Boucheron qui publia alors une très modeste Histoire mondiale de la France. Certes la compilation oubliait quelques figures marginales de la littérature française – Rabelais, Ronsard, La Fontaine, Racine, Molière, Baudelaire, Verlaine et Proust, notamment -, mais elle rendait enfin justice à Lilian Thuram, Marcel Desailly et Zinédine Zidane. C’était vraiment audacieux. Et puis vint François Héran, élu en 2017 sur une chaire intitulée Migrations et société : la relation avec les qualifications universitaires d’Héran, agrégé et docteur en philosophie, n’était pas évidente. Mais l’heureux élu avait longtemps fait carrière à l’INED et à l’INSEE où il avait pu fréquenter des matheux. C’est donc fort de cette science acquise sur le tas et par compagnonnage qu’Héran publie aujourd’hui, du haut de sa chaire de migratologue, une Lettre aux professeurs sur la liberté d’expression. Naturellement, ce n’est pas une lettre aux « collègues ». Il y a quand même professeurs et professeurs. Au vrai, ce n’est pas non plus une lettre. C’est bien plutôt « une leçon », mais pas au sens universitaire du terme, bien sûr. C’est une leçon comme un adulte en fait aux enfants qui se comportent mal. Et pour ceux qui n’auraient pas les moyens de s’offrir le livre, Le Monde, premier journal lycéen de France, en a publié un résumé, sous forme d’une interview de deux pages. Lisons-la et commentons-la point par point.

François Héran : « La liberté d’expression tend aujourd’hui à étouffer la liberté de croyance » :

Héran :  « La liberté d’expression tend aujourd’hui à étouffer ou absorber la liberté de croyance alors que, historiquement, ce sont des tours jumelles. » 
Réponse : Évidemment, on ne voit pas trop comment une tour peut en étouffer ou en absorber une autre, mais même en admettant l’image, qui vient peut-être de l’inconscient de son auteur, le processus réel est l’inverse de celui qui est dénoncé : ce sont les militants « intersectionnels » qui, au nom de leur liberté de croire que l’homme blanc est criminel, veulent le priver de sa liberté d’expression : pour preuve les multiples interventions de l’Unef et ses consorts qui ont empêché que se tiennent des manifestations culturelles et des débats politiques qui n’avaient pas l’heur de leur plaire.  La liste est malheureusement longue : « Blocage des « Suppliantes » : pour l’UNEF, « il existe un racisme institutionnel » ; « Lille : Des manifestants pénètrent dans la faculté de droit, la conférence de Hollande annulée » ; Blocage de la conférence de Sylviane Agacinski à l’université de Bordeaux , « Des militants «antiracistes» tentent d’empêcher une conférence de Finkielkraut à Sciences Po » etc. De plus, l’Unef condamne à la mort « sociale », et parfois met en danger leur vie, ceux qu’elle accuse d’ « islamophobie », comme ce fut le cas à Sciences Po Grenoble (voir ci-dessous).

Héran : « Rien n’est sacré pour la caricature : c’est dans notre tradition. Mais, depuis les attentats djihadistes, on sacralise la désacralisation en paralysant toute critique des caricatures. » 
Réponse : Le droit de faire des  caricatures obscènes et de les proposer à des adultes est imprescriptible. En revanche, un professeur n’a pas à les montrer à des élèves mineurs, même pour une cause juste, alors qu’il peut trouver dans les « lettres » françaises et européennes mille façons de dénoncer l’obscurantisme et le colonialisme, spécialement celui de l’islamisme. Par exemple, dans son Itinéraire de Paris à Jérusalem, Chateaubriand évoque les humiliations et l’exploitation que les Ottomans firent subir aux Grecs pendant près de quatre siècles. Le choix d’un dessin « obscène » pour dénoncer l’obscurantisme islamiste était une maladresse de Samuel Paty mais, naturellement, le reconnaître, ce n’est en aucun cas laisser entendre que son assassinat pourrait être « compréhensible ».

Héran : « Nombre d’enquêtes et de testings attestent l’ampleur des discriminations ethno-raciales en France. » 
Réponse : C’est vrai mais cela s’explique facilement : comme le souligne le très bien-pensant « Washington Post », il existe une « surreprésentation des musulmans dans les prisons françaises, « 60 % à 70 % » des détenus français étant musulmans » ; les employeurs et les bailleurs craignent donc de passer contrat avec des personnes de cette confession. Cet état de faits est bien regrettable mais certaines figures de cette communauté affirment publiquement qu’elles haïssent la France et ses valeurs et qu’elles veulent lui imposer leurs moeurs, en particulier les règles de la Charia, en refusant de s’intégrer à notre pays et de respecter son identité. Même le journal Libération s’en est aperçu Et l’état des sociétés musulmanes renforce les préjugés, compte tenu que « le printemps arabe s’est transformé en hiver islamique », comme cela s’est produit ces derniers siècles chaque fois qu’un régime dans ces pays a essayé d’appliquer une forme d’islam plus respectueuse des droits humains que celle prescrite dans de nombreuses sourates du Coran, celles qui ont précisément abrogé les sourates plus « libérales » que les islamistes utilisent pour faire croire à une religion d’amour et de paix

Héran :  » On leur dénie le droit de dénoncer l’islamophobie, pourtant attestée par les données, et l’on décrète que ce mot doit être banni, parce qu’on y voit une offense à l’universalisme républicain. Or l’objectif est tout autre : il s’agit d’identifier les mécanismes qui empêchent la République de tenir ses promesses. Déni des réalités, convictions offensées, recours à la police des mots : on est dans une forme de « cancel culture »
Réponse : La défiance à l’égard de l’Islam est le résultat des horreurs commises sur le sol français par des terroristes qui se réclament de cette religion, sachant que des sourates du Coran justifient de tels crimes. Jamais les juifs n’ont commis de tels crimes. Il est donc abusif d’assimiler le refus de l’islamisation du pays et l’anti-sémitisme. Concernant les chrétiens « quand ils agissaient par la violence et convertissaient par force, ils allaient à l’inverse de toute la Bible, et particulièrement des Évangiles. Ils faisaient le contraire des commandements de Jésus, alors que lorsque les musulmans conquièrent par la guerre des peuples qu’ils contraignent à l’Islam sous peine de mort, ils obéissent à l’ordre de Mahomet« , comme le soulignait dès 1989 le Professeur d’histoire du droit Jacques Ellul. Or, malgré les atrocités commises par des groupes islamistes en France et dans plusieurs autres pays européens, 74% des jeunes musulmans de France affirment faire prévaloir la Charia sur les principes républicains. Il est donc logique que les « Français de souche » refusent cette attitude et ce n’est pas une preuve d’islamophobie mais d’attachement aux droits de l’homme et du citoyen que la civilisation européenne a inventés et que dans leur majorité, selon les sondages, les jeunes musulmans déclarent refuser.

Héran :  « L’affaire des réunions non mixtes a pris des proportions démesurées »
Réponse : Ces réunions non mixtes entre « racisé-e-s » excluent « les blancs » au motif qu’ils font partie du groupe des coupables. C’est une sorte de racisme qui impute à tout un groupe, encore majoritaire dans ce pays, les crimes de certains de ses membres. Imaginons ce que serait la réaction de toutes les associations de défense des droits de l’homme si des personnes victimes de violences commises par des noirs ou des arabes, ce qui doit arriver parfois, refusaient la présence de noirs ou d’arabes dans une réunion au motif que des noirs ou des arabes appartiennent à la même « race » que les agresseurs. 

Héran : « taxer de racisme ceux qui s’intéressent de trop près aux discriminations raciales, c’est aussi absurde que d’accuser les criminologistes d’être des criminels. »
Réponse : Les criminologues ne revendiquent pas le droit à des réunions fermées avec les criminels, en excluant les spécialistes d’autres disciplines susceptibles de comprendre les crimes (comme les juristes pénalistes par exemple) ou tout simplement les personnes qui n’ont pas commis de crimes et veulent comprendre les motivations des criminels.

Héran : « À quand la « nuit du 4 août » qui donnerait au Défenseur des droits les moyens de mettre sur pied un observatoire national des discriminations digne de ce nom »
Réponse : « Le défendeur des droits » n’a aucune légitimité démocratique pour faire une révolution. C’est du léninisme de salon. On se souvient que l’actuelle titulaire du poste avait proposé d’expérimenter l’arrêt des contrôles d’identité dans les « zones sensibles », lesquelles seraient devenues ainsi des zones de « non-droit« .  

Héran :  « Rien ne justifie que des ministres interfèrent dans ces débats : ils sortent alors de leur ordre, comme disait Pascal. N’ont-ils pas d’autres affaires à régler ? »

Réponse : La ministre a une légitimité démocratique, en tant que membre d’un gouvernement qui est responsable devant le parlement ; les universitaires jouissent d’une garantie d’indépendance mais elle ne signifie pas qu’ils ont le droit d’échapper à la critique quand ils s’expriment sur les questions politiques, alors surtout qu’ils n’ont, eux, aucune légitimité démocratique ; la ministre a donné son opinion sur un phénomène qui lui paraît inquiétant et dont s’alarme une partie importante du milieu universitaire ;  nul n’est tenu de partager l’avis de la ministre ; tous les jours des universitaires critiquent des ministres, pourquoi l’inverse ne serait-il pas possible ? Au demeurant la ministre a été très maladroite car elle a donné un excellent prétexte aux censeurs pour jouer aux avocats de la liberté.

Approfondissons :

Les propos de la ministre donnent une occasion en or aux censeurs de se faire passer pour des avocats de la liberté de penser. En un sens, c’est vraiment catastrophique, alors surtout que le CNRS, s’il accepte la mission ministérielle, conclura certainement contre la ministre, serait-ce seulement pour montrer l’indépendance du Centre et la liberté de penser de ses membres. 

2° Une ministre dotée d’un peu de bon sens aurait dû : dénoncer l’islamo-gauchisme en tant qu’il est une menace contre les libertés universitaires ; diligenter une enquête sur les atteintes portées à ces libertés ces dernières années au sein des universités (même F. Hollande ne peut s’y exprimer !-) ; rappeler aux présidents des universités la nécessité de garantir les libertés universitaires, par des mesures de prévention des troubles, et l’obligation pour eux de saisir le Parquet lors des incidents.

Le « pad’ vague », qui a longtemps prévalu dans le système scolaire et universitaire, est lié à une réalité simple, impossible à reconnaître publiquement, y compris par ses victimes, à savoir la dérive d’une grande partie de l’immigration musulmane … « 74 % des Français musulmans de moins de 25 ans affirment mettre l’islam avant la République, « … sujet que les « progressistes » ont, de bonne foi, contribué à mettre sous le tapis de crainte de paraître complice du discours raciste et antisémite du FN, lequel fut cyniquement utilisé par F. Mitterrand pour bloquer la droite, avec un succès remarquable. 

Appliquons les grilles de lecture des décolonialistes-intersectionnels aux sociétés d’où viennent les  « victimes » que ces idéologues prétendent représenter. Aujourd’hui les « décolonialistes- intersectionnels » défendent  implicitement qu’en Afrique et dans l’ensemble du monde musulman il y eut une sorte d’ « âge d’or » que l’Occident judéo-chrétien aurait perverti : la meilleure façon de réfuter scientifiquement cette idéologie (qui, de façon comique, renouvelle le mythe du « bon sauvage »), c’est de comparer le statut, juridique et social, des minorités (que les intersectionnels prétendent représenter) aux différentes étapes des civilisations, en Occident, en Afrique et dans le monde musulman en général : les esclaves, les femmes, les minorités sexuelles, les juifs et chrétiens, les étrangers, etc. Autrement dit, quelle était/est la condition des femmes et des minorités religieuses et sexuelles dans ces sociétés islamisées ou animistes ? Quid de l’existence d’un système esclavagiste qui préexistait dans ces sociétés et de la traite des Noirs d’Afrique par le monde arabo-musulman qui fit plus de victimes que la traite transatlantique ? Si l’Occident a pratiqué l’esclavage, comme tous les peuples de tous les continents sans doute, 95% des esclaves déportés de l’Afrique vers l’Amérique et l’Europe furent vendus par des Africains.

 Tous ceux dont les intersectionnels / décolonialistes prétendent défendre les intérêts (les femmes,  les minorités « raciales », religieuses et sexuelles, les athées, etc.) sont moins bien traités dans le monde africain / musulman que dans l’Occident honni : quel serait le sort d’une militante LGBT-décoloniale-intersectionnelle de l’Université ou de Sciences Po, par exemple, si elle s’aventurait de l’autre côté de la Méditerranée … ou du périphérique parisien ?…

L’islamo-gauchisme est une nouvelle forme d’antisémitisme, qui se déploie perversement au nom de l’antiracisme, comme Pierre-André Taguieff et Alain Finkielkrault, notamment, l’ont démontré il y a vingt ans déjà ; pour aujourd’hui, voir par ex. « L’invraisemblable pétition de soutien à Houria Bouteldja »

Comme le souligne remarquablement Nathalie Heinich , les caractères de l’islamo-gauchisme dans le monde universitaire sont éloquents : « grave déficit de curiosité intellectuelle et de rigueur scientifique, radicalisme borné, lâcheté individuelle protégée par la meute, jouissance perverse du pouvoir exercé par la culpabilisation, par la menace ou par la force. » 

8° Les islamo-gauchistes qui jouent aux « résistants » ou aux « victimes », alors qu’ils ne risquent rien et bénéficient du soutien de puissants organes médiatiques, condamnent à la mort « sociale » et parfois à la mort tout court ceux qu’ils accusent d’ « islamophobie » : en fait de résistants, ce sont des « collabos » des islamistes auxquels ils désignent les prochaines personnes à égorger . Et ceux qui se réfugient dans le silence au prétexte de défendre le « vivre-ensemble » ne sont que des lâches ou des dhimmis contraints de vivre dans les territoires perdus de la République devenus Les territoires conquis de l’islamisme

« Les islamo-gauchistes » ne sont pas des « extrêmistes » comme le terme « gauchiste » pourrait le laisser penser : les partis de gauche se sont compromis avec l’islamisme dans la gestion des municipalités, autant, et plus peut-être, que les partis de droite. Au sein des universités, aujourd’hui, quels groupes de droite ou même « d’extrême droite » menacent nos libertés ?  L’accusation d’ « islamophobie » que les syndicats et partis de gauche, et uniquement eux, profèrent à l’égard de tel ou tel, sont une mise en danger de la vie des personnes publiquement mises en cause. C’est gravissime. Il n’y a pas de précédent Il y a eu en France ces dernières années des centaines de victimes de l’islamisme. L’accusation d’islamophobie a contribué à justifier le passage à l’acte des assassins. En regard, combien de victimes de l’accusation d’islamo-gauchisme ?  Qui a du sang sur les mains aujourd’hui à part cette « gauche républicaine » (autoproclamée) qui porte le message des Frères musulmans ?

10° Vive(nt) les femmes d’origine musulmane qui résistent courageusement à l’islamo-gauchisme : Sonia Mabrouk, Lydia Guirous, Jeannette Bougrab, Malika Sorel-Sutter, Zineb El Rhazoui, Claire Koç, Sarah Ben Nefissa, Fatiha Boudjahlat, Abnousse Shalmani …

11° Vive Rachel Khan ! : « Juriste, scénariste, actrice et écrivain avant d’être femme, noire ou juive, Rachel Khan refuse toute assignation à résidence identitaire et victimaire. »

12°. Les « islamo-gauchistes » promeuvent le multiculturalisme (c’est-à-dire en fait la guerre civile permanente, façon libanaise) par la dissolution de toute identité « civilisationnelle » au profit de « micro-identités » : identités de genre, de « races », etc. Combattre ces micro-identités implique-t-il de renoncer à défendre toute forme d’identité ?  C’est beau l’universalisme des droits de l’homme mais on n’a jamais fondé une société sur ce seul idéal et cela serait-il possible que cette société serait sans « épaisseur historique », sans « saveur », sans intérêt. Donc, le débat ne doit pas se réduire à l’opposition « l’universalisme républicain des droits de l’homme » contre les « « identitarismes » du genre et de la race ». Il y a une « identité civilisationnelle » à défendre : cette « culture européenne » qui a inventé les droits de l’homme (universels), et c’est son titre de gloire, mais qui ne se réduit pas à eux.

13° La deuxième erreur de la « gauche anti-identitaire, universaliste-des-droits-de-l’homme », c’est qu’elle croit que les « micro-identitarismes de genre et de races » sont sans rapport aucun avec les « droits de l’homme universels ». Or, c’est tout le contraire, comme les juristes le vérifient régulièrement au travers de la jurisprudence de la « Cour européenne des droits de l’homme » (CEDH) : cette Cour, comme ses équivalentes, traduit les « droits universels » en une myriade de « droits individuels » dont se saisissent les « islamo-gauchistes » / « identitaristes de genre et de race » pour les opposer aux collectivités nationales. Ainsi donc, le barrage aux « identitaires de genre et de races », ce ne peut pas être « l’universalisme républicain de gauche » : non, le seul barrage, c’est le particularisme « civilisationnel », autrement dit, la défense de « l’identité de la civilisation européenne » (DDH compris bien sûr) qu’il faut opposer au multi-culturalisme lequel découle d’une conception « absolutiste » des droits de l’homme. Comme l’a écrit Élie Barnavi, « Si l’Europe ne se définit que par les droits de l’homme, elle n’existe pas. Il n’y a pas d’existence sans territoire […]. L’un des drames de l’Europe est qu’elle ne sait pas […] définir un “eux’’ et un “nous’’. Cette frontière entre “eux’’ et “nous’’ n’est pas forcément hostile, ni imperméable, elle peut, elle doit être amicale et poreuse mais pour être amicale et poreuse, il faut d’abord qu’elle existe ». 

14°. Comme chacun sait, l’islamo-gauchisme qui envahit les universités française est un sous-produit de la « cancel culture » d’origine américaine. Pour illustrer le fait, une « anecdote » : les génies qui nous gouvernent on choisit d’appeler « Université de Paris », pour U.P., avec l’accent anglais bien sûr, une des universités de Paris, à la grande satisfaction des autres, naturellement…  Nous attendons avec intérêt le résultat du recours devant le Conseil d’Etat… sachant que le conseiller juridique qui a présidé à l’élaboration des statuts de Youpi serait … un conseiller d’État… auteur d’un fameux rapport. On le voit, tout se tient, l’américanisation ridicule des noms des universités (l’Université du Mans est devenue Le Mans Université et il y a tant d’autres exemples…), la haine de soi et la promotion du multiculturalisme.

15° Bientôt chez nous : « À Columbia, des célébrations de remise de diplôme séparées selon l’origine ethnique des étudiants »

16°. A-t-il existé un autre moment dans l’histoire où un pays a subventionné sa propre colonisation, par une civilisation hostile de surcroît ? Le 29 mai 1453 à Constantinople, il paraît qu’on discutait du sexe des anges, comme nos inclusivistes genrés aujourd’hui, mais au moins Constantin XI n’avait pas subventionné les soldats de Mehmed II.

17° Nous commémorons cette année le bi-centenaire de la guerre d’indépendance des Grecs contre les Ottomans qui colonisèrent et exploitèrent ce pays européen pendant quatre siècles (à comparer aux 132 ans de l' »Algérie française »). Dans tous les pays qu’ils occupèrent les Ottomans pratiquèrent le supplice du pal, dont fut même victime un héros de la guerre d’indépendance grecque. Qu’en disent les « intersectionnels » ?

18° Éric Rochant : une « idéologie raciste, radicale, retorse et dangereuse à tous égards ».

19° Renée Frégosi : « Flagellation et martyrologie : l’idéologie décoloniale, nouvelle religion séculière » (en ligne ici également)

20° Un texte magnifique : Sylvain Fort, De quoi Klaus Kinzler est le nom

21° Klaus Kinzler et Vincent Tournier, « « Il nous est d’autant plus douloureux de recevoir ces leçons de neutralité que les sciences sociales sont gagnées par un processus massif de politisation »

22° Sondage : sur l’homosexualité, un gouffre sépare les musulmans du reste de la population

23°Bravo à Sarah El Haïry !

24° Michel Onfray : « les décolonialistes, les intersectionnalistes, les néoféministes, les antisionistes, les islamo-gauchistes, et tout ce que je nomme la fachosphère de gauche« 

25° À nouveau, Vive Rachel Khan !

26° Arrêt n°479 du 14 avril 2021 (19-24.079) – Cour de cassation – Chambre sociale : « l’interdiction du voile islamique dans un e entreprise doit toujours répondre à une « exigence professionnelle essentielle et déterminante »… mais « l’attente alléguée des clients sur l’apparence physique des vendeuses d’un commerce de détail d’habillement ne saurait constituer une exigence professionnelle essentielle et déterminante« . Alors que les agents publics ont l’interdiction de porter des signes religieux parce qu’ils doivent respecter la « neutralité du service public », les salariés ont désormais le droit d’exposer leurs convictions religieuses aux clients d’une entreprise contre la volonté de cette dernière. Ainsi les entreprises n’ont plus le droit d’opter pour la neutralité religieuse. La neutralité religieuse est devenue un privilège de l’État employeur. 

À chaque génération ses Diafoirus progressistes : « pot-pourri »

Au fil de l’eau… :

L’Université de Reims demande la création d’urgence d’un poste de MCU en excusologie décoloniale-intersectionnelle : « Le Monde« , 3 mars 2021 : « un homme âgé de 21 ans a été mis en examen pour « tentative de meurtre aggravée » et placé en détention provisoire…. Le suspect, de nationalité algérienne, qui dispose d’une carte de séjour espagnole et vit dans le quartier Croix-Rouge depuis environ trois ans, …. a déjà été condamné huit fois entre 2018 et 2019, notamment pour des faits de violence en réunion et des vols avec effraction. »

Le traducteur et son auteur doivent être de même « race ».

L’université Paris 8 et celle de Toulouse proposent des postes aux profils gratinés : les impôts payés par des salariés (les fonctionnaires ne s’auto-financent pas et les entreprises répercutent leurs charges sur les salariés), menacés par les aléas de la vie économique, vont servir à payer ces gens tous les mois pendant plus de soixante ans, en comptant leur retraite. Et ces personnes vont «former » pendant quatre décennies de malheureux étudiants, sortis totalement incultes du secondaire et donc parfaitement malléables, auxquels il faudra ensuite payer le RSA puis le minimum vieillesse parce qu’ils seront inemployables après avoir été rendus un peu plus encore ahuris et vindicatifs par leurs « études » universitaires. Et les crédits manquent pour les vraies recherches d’érudition et les sciences fondamentales. À pleurer…

Décolonisation (déséducation / rééducation) sexuelle TQJSN

« Je ne suis pas un homme (blanc) »

« Monsieur Patate ne sera plus genré »

« L’IVG pour Tous-Tes »

Le « lait humain » contre la « transphobie »

Grande victoire pour les étudian.ts

Pierre-André Taguieff : « qu’est-ce que l’islamo-gauchisme ? » première partie, deuxième partie

« La troisième glaciation de l’Université » : Jacques Julliard sur l’Islamo-gauchisme

Samuel Mayol et Xavier-Laurent Salvador, « Comment les militants décoloniaux prennent le pouvoir dans les universités« , Le Figaro, 7 février 2021

Vive l’observatoire du décolonialisme : http://www.decolonialisme.org

Signature de la pétition « Non à la suppression de la qualification par le CNU », 7 novembre 2020

Signature du manifeste : « Sur l’islamisme, ce qui nous menace, c’est la persistance du déni », Le Monde, dimanche 1er – lundi 2 novembre 2020

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